St Genest sur Roselle

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St Genest fait partie de ces communes pour lesquels nous n'avons pas un historique très précis.Quelques ouvrages sur le département, y font des petites descriptions.



La commune a porté différents noms depuis ses débuts

  • Sancto Genesio, vers 1090.
  • St Genès-près-Pierre-Buffière, en 1246.
  • St Genez, en 1284.
  • Sancti Genesii.
  • St Genest.
  • Sans Préjugé,donné par le maire après la révolution, mais pas retenu par le département.
  • Genest sur Briance.
  • St Genest sur Roselle, par décret du 16 Août 1919.


La population de St Genest n'a cessé de décroître, au XVIIIe siècle on y trouvait 1300 hab., en 1680 il y avait 700 hab., en 1789 il y avait 690 hab., aujourd'hui on y trouve un peu moins de 400 habit.

Il est difficile de retrouver les origines de St Genest. Au XVI la commune s'appelait Saint Genès et dépendait de l'archiprêtre de la Porcherie.

En 1600, on la retrouve sous le nom de Saint Genyeix, on y trouvait 180 feux (environ 700 habitants). L'agriculture y dominait, on y cultivait le froment, le seigle, la vigne et les châtaigneraies. Les Seigneurs possédant la commune étaient Messieurs de Sauveboeuf de Pierre-Buffière, L'évèque et les jésuites de Limoges ainsi que le seigneur de Valage.

En 1700, la famille Bégougne était la famille la plus importante de la commune, les villages de Fardissoux, Juniac et la Pauserie lui appartenaient. Les Bégougne étaient originaires de Roziers Saint Georges, qi'ils quittèrent en 1620. Jean Bégougne de Juniac fut gendarme dans la garde royale en 1772, devint colonel du premier Hussar, puis baron de l'empire en 1809. Son frère Paul-Etienne fut maire de Saint Genest et batit la maison neuve de Juniac à la fin du XVIII siècle. Mais les Bégougne sont surtout des membres du clergé: Jean Bégougne fut curé de Saint Genest, emprisonné durant la terreur, remis en liberté, il repris sa charge et mourut en 1823.

Au début de la révolution, le Limousin était la province la plus pauvre de France, la Haute-Vienne était divisée en deux. Le nord, plus riche et plus ouverte, voyait partir nombre de ses enfants vers d'autre provinces ou il exerçaient trois au quatre mois par an les métiers de scieur de long ou de maçon. Le sud, plus pauvre, vivait pratiquement en autarcie.

En 1789, on y trouvait environ 690 habitants, répartis dans ce qui est encore le territoire communal. Les artisans étaient nombreux, au bourg il y avait trois aubergistes et un cabaretier, un maçon, Martial DUBOIS. Dans les villages, on trouvait notamment Guillaume Sarre maçon à Maraval, Léonard Pauliac Charpentier et Joseph Faure meunier à Teignac. Léonard Faure charpentier aux maisons neuves. Il y avait aussi des tisserands qui travaillaient le chanvre, des bouviers qui transportaient les grains, des charrons, des taillandiers qui fabriquaient les outils agricoles et des forgerons.
Catherine Filhoulaud était l'accoucheuse de la commune, Gay-Delage en était le curé. Le doyen de St Genest était Léonard Fauché du bourg, agé de 73 ans. Les vieux avaient une importance particulière surtout pendant les réquisitions militaires, nombreuses en 1792 et 1793. En effet quand un jeune de la commune ne savait pas la date exacte de sa naissance, importante pour le recensement militaire, le maire faisait appeler les trois plus anciens qui se concertaient et déterminaient l'âge du futur volontaire.
Les noms de familles les plus fréquents étaient : Fauché , Duché , Dubois , Faure , Demars et Sarre.

Le tout premier maire de Saint Genest fut Pierre Lalet.
Pardou Lagrange, propriétaire à la nadalie, fut le premier agent national nommé par le district.

En 1793, c'est Léonard Sarre, propriétaire au Pouyol, qui remplaça Pierre Lalet à la tête de la commune. Sarre est une figure marquante de Saint Genest, il donna à la commune une véritable impulsion révolutionnaire, son anticléricalisme radical lui attira les foudres des curés et d'une certaine partie de la population. Les officiers municipaux était : Pierre Faure, Pierre Blanchon, Jean Narbonne, Pierre Fauché dit "Broque", Pierre Chabrié, Pierre Mandeix et Guillaume Roux dit "Belliqué".
C'est en 1793 que commence le registre municipal (il en existait un avant mais il a été égaré).

La terreur instituée par Robespierre en septembre sera relayée par l'administration jusque dans les plus petits villages, Les églises furent fermées et rebaptisées Temples de la raison et devaient servir la cause de la révolution . Les biens du clergé deviennent biens nationnaux. Ainsi, la prairie située devant l'église fut vendue et l'argent de cette vente renfloua les caisses de la commune. Le presbytère devint maison commune, siège du corps municipal et de toutes les réunions publiques. On y emprisonna même des réfractaires et on y brûla des faux assignats.
Malgré la vente des biens du clergé, la commune demeura très pauvre.
L 'agriculture subit les caprices de la météo. En Juillet 1792, un "affreux ouragan", terme emprunté au registre munisipal, frappa le commune. L'année suivante, un orage de grèle détruisit les récoltes. Six commissaires, nommés par le maire évaluèrent les pertes à plus de 600 livres. On peut lire dans leurs conclusions, que la moitié des récoltes de blé noir, de chamvre et quelques arbres fruitiers furent détruits.au printemps suivant, une terrible sècheresse emporte les épis qui avaient résistés a la grèle.
Face à cette catastrophe, le maire prit des mesures importantes, il interdit aux aubergistes de donner du pain aux habitants de la commune afin de garder ce pain pour les étrangers de pasage. Il decida aussi de vendre du bois communal qui servit à la construction de bateaux dans le port de Rochefort.

Cet effort de déchristianisation entraina des changements dans le nom même des communes. C'est ainsi que Saint Genest fut "rebaptisé", par le maire en 1794, Sans Préjugé, mais ce nom ne fut pas accepté par le distrit qui imposa Genest sur Biance.

C'est en septembre 1794 que l'on verra pour la première fois, à Saint Genest, un couple d'instituteurs, Jeanne et Jean-Baptiste La Montagnie de Saint Germain les Belles. L'école comptera vite plus de 70 élèves, Les instituteurs refuseront même des enfants, les locaux étant trop petits.

Le 13 messidor an IV ( 1er juillet 1796 ), le presbytère de Saint Genest, fut vendu à la dame Capet, femme Lamontagne, pour la somme de 2.196 francs. (Archives de la Haute-Vienne, Q.148,n°98). Le 12 germinal an V (1er Avril 1797), on vendit aussi une portion du cimetière au sieur François Chapelle, pour la somme de 176 francs (Archives de la Haute-Vienne, Q.148,n°348)

L'ensemble Mairie - Ecole a été terminé le 3 Octobre 1912, d'après les plans de l'architecte Couturier.
(pour la valeur de 33.108f)

A la rentrée 2005, l'école ouvre une nouvelle classe.

 



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